Nous avons assisté à l’événement organisé par la CVCI, au Beau-Rivage Palace de Lausanne, sur le thème de la prévoyance. Un sujet vaste, complexe et qui avait pour but de rappeler l’importance capitale de la planification, lorsque l’on dirige une entreprise. 

Nous pourrions vous proposer un article technique sur ce sujet, ou reprendre les exemples abordés durant la présentation, mais la thématique nous a inspiré d’autres réflexions… tout en sachant que, si vous avez des questions de planification financière, nous serons évidemment ravis de vous aider !

Qu’est-ce qui est le plus difficile quand on prépare sa retraite ? 

L’envisager ! S’imaginer dans une autre réalité, avec moins de responsabilités. Avec du temps à disposition sans une réelle mission. 

Alors, souvent, on évite de se poser pour en discuter. On avance, on se cache derrière un statut qui nous occupe. 

Mais… qui se cache derrière ces rôles que nous jouons souvent très (trop) longtemps ? 

Des femmes, des hommes qui ont vécu, construit, créé, expérimenté et qui un jour devront s’en aller. 

Qu’est-ce qu’il restera de nous ? 

Ce que nous aurons partagé, une phrase, un mot bien placé. 

Les membres de notre association ont compris que vivre et tout garder pour soi, cela ne va pas. C’est la transmission, notre mission ! 

Ils et elles ont aussi compris que, parfois, il est bon de se poser pour envisager la suite, de se demander ce que nous voulons vraiment, et de s’assurer que nous prenons la bonne direction. 

Parce que planifier sa retraite reste une façon d’organiser sa vie. De protéger ceux qui nous entourent et d’assurer la continuité de ce que nous aurons créé. C’est aussi un moyen de se souvenir que nous avons toutes et tous un rôle à jouer et que malgré nos choix, nous laisserons des traces. 

Comment passer le cap ? 

Pour éviter de tout quitter du jour au lendemain, on peut le faire par étape. 

  • Réduire petit à petit notre implication
  • Trouver un repreneur de confiance 
  • S’investir dans d’autres projets
  • Avoir une idée de ce que nous ferons ensuite

Une grande partie de nos membres ont été des dirigeants d’entreprises. Rejoindre Adlatus Léman leur a permis de rester présents dans le monde professionnel, tout en laissant de côté la pression permanente et les obligations. 

À présent, ils ont du temps. Du temps pour faire tout ce qu’ils n’ont pas pu faire avant. Et à côté, ils transmettent, soutiennent ceux qu’ils étaient hier. 

Une histoire de partage, c’est avant tout ça, Adlatus Léman. 

Adlatus Léman était présent, jeudi 22 février, au Forum durabilité de l’économie vaudoise organisé par la CVCI. 

L’événement a débuté avec l’intervention de M. Christian Petit, CEO de Romande Energie SA, dont la présentation était consacrée aux réponses que les entreprises peuvent apporter aux deux grandes crises – sociétale et environnementale – actuelles. 

En effet, si nombre d’entreprises ont pu, par le passé, créer des environnements de travail potentiellement toxiques, cultiver des inégalités au sein de leur organisation, contribuer plus ou moins fortement aux diverses formes de pollutions, elles sont aujourd’hui des acteurs du changement. Prenant conscience de leur empreinte environnementale et sociétale, elles sont idéalement placées pour apporter des solutions aux problèmes actuels.

Pour bien saisir les enjeux liés à la durabilité, il faut comprendre que le monde a radicalement changé. Alors que dans un passé encore récent, la rentabilité était la première priorité, les efforts portaient sur l’optimisation des ressources, la diminution des charges et la maximisation des profits (ce qui simplifiait la prise de décisions), aujourd’hui, la situation s’est complexifiée car les priorités ont évolué. Les entreprises ont désormais pour objectifs non seulement le profit, mais également le bien-être des collaborateurs. la durabilité de leur entreprise et à plus grande échelle de la vie humaine. Les entreprises doivent maintenant jongler avec ces différents axes qui sont parfois contradictoires. 

Comment déterminer quel aspect privilégier en premier ?

Pour Christian Petit, la réponse se trouve dans les valeurs profondes de l’entreprise. Pourquoi entreprenons-nous ? Qu’est-ce que nous cherchons à créer à travers nos sociétés ?

La recherche du profit ne suffit plus.. Il faut se demander quel impact nous souhaitons avoir sur le monde, et notamment sur les personnes qui nous rejoignent et donnent de leur temps pour avancer dans la direction que nous avons définie. 

Quelle est cette direction ? L’avons-nous réellement définie, ou redéfinie ? Certaines sociétés ont été créées sur un modèle durable; d’autres se sont progressivement orientées dans cette direction ; pour d’autres encore, le modèle d’affaires est tout sauf durable, et ces sociétés-là doivent impérativement revoir les fondements même de leur entreprise. 

Au moment de prendre une décision, demandons-nous si elle répond aux différents critères que nous nous sommes fixés, et tâchons d’être cohérents même si ce n’est pas le plus évident. 

Comment passer à la durabilité ? 

Selon Christian Petit, plusieurs étapes sont requises :

  1. Une intime conviction personnelle envers la durabilité

Il s’agit de chercher une conviction personnelle profonde en faveur de la durabilité. Ce n’est pas simplement une action à entreprendre, mais un choix motivé par la certitude que c’est la seule direction viable.

  1. Une véritable intégration du personnel

Il est possible ici de créer des ateliers de travail et des espaces de discussion pour permettre à chaque membre de l’équipe de s’engager activement dans le processus de durabilité. Cela va au-delà de l’adhésion formelle, l’objectif étant d’aboutir à une véritable appropriation des objectifs durables au sein de toute l’organisation.

  1. Une conduite du changement efficace

Il est important d’intégrer une conduite de changement qui tient compte des différentes craintes et rejets potentiels. Cela nécessite une communication transparente et empathique, permettant à chacune et à chacun de comprendre les implications du changement et de s’engager dans le processus de manière positive.

L’événement s’est terminé avec des ateliers plus spécifiques sur des questions d’économie circulaire, de mobilité ou de calcul de notre empreinte écologique. 

Chez Adlatus Léman, nous accompagnons nos clients dans cette transition indispensable. Nous apportons un regard extérieur et des outils pour assurer la pérennité de leur société. 

Guillaume Lang, 57  ans, rejoint l’équipe d’Adlatus Léman en tant que consultant. Son parcours professionnel et ses compétences variées font de lui un atout précieux pour l’équipe. Dans cette interview, Guillaume partage son expérience, ses enseignements, et les raisons qui l’ont conduit à rejoindre Adlatus.

En route vers les RH

Guillaume débute son parcours avec une formation universitaire. Il s’oriente rapidement vers les ressources humaines et la gestion d’entreprise où il occupera différents postes de cadre pendant toute sa carrière.  Dans milieu médical principalement.

Travailler avec l’humain, c’est une façon de se rendre utile, c’est faire le lien entre les besoins de la clinique et les ressources à disposition. C’est choisir les meilleurs éléments, trouver les forces pour permettre à l’ensemble d’aller dans la même direction. Mais c’est aussi prendre des décisions stratégiques pour maintenir les talents en interne. Pour faire plus avec moins et pour faire mieux avec ce qui est déjà là. 

Offrir son expérience

Après une longue carrière, Guillaume quitte le monde salarié pour devenir consultant.

Le but : offrir son expertise et ses compétences clés aux entreprises. Intervenir sur une période définie pour apporter un regard extérieur et mener à bien des projets spécifiques.

Il est compétent dans les domaines suivants :

  • management,
  • organisation,
  • gestion de projet,
  • gestion de conflit,
  • évaluation de poste/de fonction
  • recrutement,
  • évaluation d’entreprise
  • évaluation d’outils experts IT
  • remplacement de manager ou DRH ad Interim

Au-delà de son expérience professionnelle, Guillaume apporte également une forme de sagesse quand il intervient en entreprise.

Avec l’âge on s’adoucit, on revient à l’essentiel et surtout on apprend à écouter, observer et on cesse de se battre pour rien.

La Chambre de Commerce et d’Industrie Vaudoise a organisé récemment un événement sur la transmission d’entreprise avec différents intervenants. Deux témoignages ont particulièrement retenu notre attention.

Témoignage de Véronique Lugrin

Véronique, une entrepreneure inspirante, a partagé son parcours de reprise d’un centre de fitness pour en faire un centre pluridisciplinaire dédié à l’activité physique et aux performances artistiques.

Malgré des obstacles liés au transfert du bail, au transfert des clients, à la rénovation et au développement, Véronique a su maintenir une cohérence dans sa vision.

Elle témoigne être en procédure avec le vendeur et souligne l’importance d’être bien accompagné, dès le début des négociations, pour éviter de se retrouver dans une situation délicate. Cette leçon précieuse peut guider d’autres entrepreneurs à travers leurs propres défis et contribuer à la pérennité de leurs entreprises.

Témoignage de Thierry Martin

Thierry Martin est un des propriétaires de l’entreprise PBBG. Après plus de 30 ans dans l’entreprise, il est temps de préparer sa transmission. La question de la reprise a été minutieusement évaluée, de même que toutes les alternatives disponibles pour assurer le futur de la société.

Trois scénarios ont été envisagés, notamment la vente de l’entreprise à un concurrent, la mise en place d’un Management Buy-Out (MBO) avec les descendants des propriétaires et la nomination d’un CEO externe tout en maintenant la structure du capital existante.

Après une analyse approfondie, la vente de l’entreprise a été écartée, et le choix s’est porté sur un MBO. Toutefois, cette solution n’est pas exempte d’obstacles. La valorisation de la société sur le marché, l’obtention de financement par les repreneurs, et les questions de fonds propres insuffisants se sont révélées comme des défis majeurs. Ces défis ont toutefois pu être surmontés, et la pérennité de PBBG est assurée.

Être accompagné pour transmettre son entreprise :

L’accompagnement par des experts lors de la transmission d’une entreprise présente des avantages indéniables. Leur expertise juridique et financière assure une gestion optimale des aspects complexes, des contrats aux régulations fiscales. En évaluant correctement la valeur de l’entreprise, ils maximisent le retour sur investissement. En tant que médiateurs neutres, ils facilitent la communication entre les parties, prévenant ainsi les malentendus potentiels. Leur capacité à anticiper et surmonter les obstacles garantit une transition fluide. Enfin, ils fournissent des conseils stratégiques pour optimiser la transaction, assurant ainsi une réussite mutuelle.

Chez Adlatus Léman, nous sommes présents à vos côtés pour vous assister dans toutes les phases de la transmission de votre entreprise !

L’événement organisé par la Chambre Vaudoise du Commerce et de l’Industrie ainsi que ses partenaires – la Banque Cantonale Vaudoise, le Centre de recherches conjoncturelles KOF et le cabinet KPMG –  a fourni une vision exhaustive de la conjoncture pour l’année 2024. Les résultats et présentations pointent vers une dynamique soutenue malgré les défis persistants.

Retour sur l’enquête de la CVCI

Selon l’enquête de la CVCI menée entre août et octobre 2023, 38% des membres interrogés estiment que la marche des affaires est « bonne à excellente », démontrant une résilience notable du tissu économique régional face aux turbulences mondiales. Seuls 17% la jugent « mauvaise à médiocre ». Ces chiffres, en accord avec les prévisions antérieures, préfigurent des perspectives encourageantes pour 2024 malgré le ralentissement, notamment dans l’industrie.

Bien que le marché de l’emploi reste robuste, avec près d’un quart des entreprises constatant une augmentation des effectifs, le secteur industriel fait face à des défis, réduisant ses effectifs. Sur le front de la digitalisation, bien que les avantages perçus soient nombreux, la majorité des entreprises allouent moins de 15% de leurs investissements à cette transformation, soulignant une adoption graduelle.

L’adoption de l’IA reste modérée, principalement dans des domaines liés à la commercialisation. Bien que certaines entreprises envisagent son adoption future, la majorité estime que leur secteur d’activité n’est pas concerné. Des obstacles tels que le manque de temps et de connaissances sont cités, soulignant la nécessité d’une réglementation plus claire.

Intervention de la BCV

La BCV a partagé une vision macro-économique, soulignant une activité mondiale déséquilibrée et morose. Bien que la situation aux États-Unis soit crédibilisée, la zone euro montre des signes de stagnation, et la Chine reste hésitante. Les taux courts demeurent élevés malgré une croissance apathique, avec une attention particulière portée sur l’emploi, la consommation, et l’inflation.

Fiscalité et attractivité du Canton

KPMG met en lumière l’impact du pilier 2 sur la fiscalité des entreprises, avec une augmentation potentielle des charges fiscales pour les multinationales vaudoises. L’attractivité du canton, selon KPMG, dépend de plus en plus d’éléments non-fiscaux tels que les infrastructures, les formations, l’accès aux talents, et la sécurité juridique. La fiscalité des personnes physiques est également un point d’attention, avec des taux parmi les plus élevés en Suisse.

En résumé, la conjoncture vaudoise de 2024 se dessine comme un paysage économique dynamique, avec des entreprises résilientes et des perspectives encourageantes malgré des défis persistants. Les enjeux de l’emploi, de la digitalisation, de l’IA, et de la fiscalité font partie des préoccupations partagées, soulignant la nécessité d’une adaptation continue pour assurer une croissance durable.