Le 5 novembre, la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie (CVCI) a présenté les résultats de l’enquête conjoncturelle à Lausanne et la Banque Cantonale Vaudoise a présenté les perspectives suisses et mondiales. 

Les résultats de l’enquête de la CVCI 

Un contraste marqué entre les secteurs

D’après leur enquête, 36 % des entreprises membres jugent leur situation économique comme « bonne à excellente ». Cependant, des différences notables apparaissent entre les secteurs : tandis que le secteur des services continue de prospérer, générant de nouveaux emplois, le secteur industriel fait face à une baisse d’activité et une réduction des effectifs. Ces divergences devraient se maintenir en 2025, avec une stabilité dans les services et des difficultés persistantes pour l’industrie, impactée par une faible propension à investir et des marges de rentabilité limitées.

Une augmentation des salaires malgré l’inflation modérée

Malgré un contexte économique difficile, les entreprises vaudoises ont augmenté les salaires en moyenne de 2,0 % en 2024, un effort important comparé à l’inflation de 1,2 %. En 2025, une nouvelle augmentation salariale est prévue à 1,5 %, tant pour le secteur secondaire que tertiaire, une décision marquant la volonté des entreprises de valoriser le pouvoir d’achat des collaborateurs.

Les relations avec l’Union européenne

Avec les négociations autour des Accords bilatéraux III entre la Suisse et l’Union européenne, près de 50 % des entreprises vaudoises emploient du personnel issu de l’UE, soulignant l’importance de la libre circulation des personnes. De plus, 40 % des répondants anticipent des retombées positives des accords sur leurs activités. Cependant, une communication claire sur la protection des salaires est demandée, de nombreuses entreprises demeurant prudentes face à l’issue des négociations.

Vers une diversification des partenaires commerciaux

Au-delà des relations avec l’UE, les entreprises plaident pour une diversification des débouchés commerciaux, notamment vers les États-Unis et l’Asie. La signature récente d’un accord de libre-échange entre la Suisse et l’Inde répond à un besoin exprimé par les entreprises, qui insistent sur l’importance d’intégrer des protections contre le dumping social et environnemental dans les futurs accords.

Une enquête représentative de la CVCI

L’enquête de la CVCI, effectuée entre août et octobre 2024, révèle les opinions de 25 % de ses membres, représentant plus de 48’000 collaborateurs dans le canton. Ces résultats reflètent un échantillon significatif des tendances et enjeux économiques vaudois actuels.

Pour plus d’informations, consultez les résultats détaillés de l’enquête sur le site de la CVCI.

L’intervention de la BCV 

Perspectives suisses : entre stabilité et défis

Selon la Banque Cantonale Vaudoise (BCV), la croissance suisse, bien que modeste, a progressé de 0,5 % au deuxième trimestre 2024 grâce à la résilience des exportations, malgré les défis que pose un franc fort. Le secteur des services montre une meilleure tenue avec un indice des directeurs d’achat (PMI) de 51,8 points, marquant une reprise au-dessus du seuil de croissance, alors que le secteur manufacturier reste à la traîne avec 49,9 points. La BCV table sur une croissance nationale de 1 % à 1,5 % en 2024, un pronostic prudent mais optimiste pour l’économie helvétique, bien que des pressions sur les exportations et la consommation intérieure demeurent.

Perspectives mondiales : un ralentissement inégalement réparti

À l’échelle internationale, la croissance mondiale ralentit, portée par une contraction de l’indice manufacturier à 48,8 points, son plus bas niveau depuis un an, tandis que les services se maintiennent à 52,9 points, comme le montre le dernier indicateur PMI global. Cette dynamique est contrastée : les États-Unis, le Royaume-Uni et le Japon tirent la croissance vers le haut, tandis que la Chine et la zone euro peinent. Aux États-Unis, la consommation des ménages reste un pilier majeur avec une progression de 3,7 %, renforçant une croissance du PIB de 2,8 % au troisième trimestre. En Chine, la croissance de 4,6 % reflète une reprise plus modeste, conditionnée par des mesures de soutien monétaire et budgétaire. En zone euro, les tensions économiques persistent avec une croissance de seulement 0,4 % au troisième trimestre, insufflée par l’Irlande et la France

Conclusion 

Les perspectives économiques présentées révèlent des contrastes forts entre les secteurs en Suisse et à l’international, soulignant l’importance d’une adaptation stratégique face à des défis variés, qu’il s’agisse de maintenir la compétitivité industrielle ou de gérer la hausse des coûts salariaux. Dans un contexte aussi volatil, le besoin de flexibilité, de compétences spécialisées et d’accompagnement stratégique devient essentiel pour les entreprises.

C’est dans cette optique que les solutions d’Adlatus Léman trouvent leur pertinence. Grâce à notre expertise en management ad intérim, nous accompagnons les entreprises dans la gestion de leurs enjeux économiques, de la rétention des talents au renforcement de la performance organisationnelle. Dans un environnement où chaque décision compte, faire appel à des experts expérimentés d’Adlatus Léman peut non seulement faciliter la continuité des opérations mais aussi offrir des perspectives concrètes pour saisir de nouvelles opportunités.

Une matinée enrichissante 

Le Forum de l’économie vaudoise, qui s’est tenu le vendredi 29 septembre à Beaulieu Lausanne, a démarré sur une note ambitieuse avec l’intervention de François Pugliese, Président de la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie (CVCI). Il a ouvert l’événement en nous projetant dans 100 ans, en imaginant les transformations profondes que connaîtra le marché du travail d’ici là, posant les bases d’une réflexion à long terme sur la pénurie de main-d’œuvre qui s’amplifie.

Avec une estimation alarmante de 430’000 postes vacants d’ici 2040, les experts présents ont discuté de l’ampleur de cette crise et des solutions possibles. Philippe Hebeisen, Président du Conseil d’administration du groupe Vaudoise Assurances et vice-président d’economiesuisse, a présenté une analyse détaillée, se demandant si la pénurie de main-d’œuvre est un mythe ou une réalité. Il a conclu que la menace est bien réelle et pourrait avoir des conséquences sévères pour la compétitivité des entreprises suisses.

Ensuite, Thomas Deburggraeve, Business Units Director chez Interiman Group, a abordé les défis de la gestion des ressources humaines en période de crise. Il a mis l’accent sur la nécessité de stratégies innovantes pour attirer et retenir les talents. La démographie et l’immigration ont été au centre des discussions, notamment lors d’un panel avec des figures influentes comme Eftychia Fischer, Présidente du Conseil d’administration de la BCV, et Jean-Pierre Valiante, Directeur de Terremploi, qui ont partagé leurs perspectives sur l’importance de l’immigration pour combler les déficits de main-d’œuvre.

Le forum s’est conclu par des échanges sur l’avenir de la formation et de la technologie, avec Martin Vetterli, Président de l’EPFL, qui a insisté sur l’urgence de préparer la relève aux défis futurs. Ces discussions ont montré que, si la pénurie de main-d’œuvre est un problème urgent, il existe des solutions à long terme, mais aussi des réponses immédiates.

Des solutions concrètes pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre

Pour contrer cette pénurie, plusieurs solutions concrètes ont été mises en avant lors du forum. D’abord, l’investissement dans la formation continue est essentiel. Les entreprises doivent former régulièrement leurs employés aux nouvelles compétences et technologies afin de rester compétitives. 

De plus, il est nécessaire de mieux intégrer certains groupes encore sous-représentés sur le marché du travail. Par exemple, faciliter le retour au travail des femmes après la maternité, par des mesures de flexibilité et de soutien à la conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale, permettrait de grandement augmenter la main-d’œuvre disponible. Les seniors, souvent mis à l’écart, représentent une ressource précieuse. Ils pourraient non seulement continuer à contribuer activement, mais aussi jouer un rôle clé dans la transmission de leur expertise aux nouvelles générations. En parallèle, attirer des talents internationaux qualifiés et utiliser des technologies comme l’intelligence artificielle pour automatiser certaines tâches permettrait de libérer du temps pour des missions à plus forte valeur ajoutée.

Le management ad intérim : Une réponse immédiate à la pénurie de main-d’œuvre

Dans un contexte de pénurie croissante, le recours au management ad intérim est une solution pragmatique et efficace pour répondre aux besoins immédiats des entreprises. Adlatus Léman propose des managers expérimentés capables d’intervenir rapidement pour des missions spécifiques, que ce soit pour remplacer un cadre clé ou mener un projet stratégique à bien.

Cette approche flexible permet aux entreprises de pallier temporairement le manque de main-d’œuvre qualifiée tout en restant compétitives sur le marché. Que ce soit pour gérer une période de transition ou apporter une expertise pointue sur un projet, le management ad intérim est une solution qui offre aux entreprises l’agilité nécessaire face aux défis actuels du marché du travail.

La Chambre Vaudoise du Commerce et de l’Industrie (CVCI) a récemment organisé un événement pour discuter des enjeux et opportunités liés à la valorisation énergétique en Suisse. Cet événement a réuni quatre intervenants, chacun apportant une perspective complémentaire sur le sujet. Les présentations ont couvert divers aspects, allant des cadres juridiques aux solutions architecturales, en passant par les innovations techniques et les questions financières.

Interventions des experts

Aspects juridiques : Ema Bolomey – r&associés avocats

Ema Bolomey, avocate spécialisée en droit de l’énergie et de la construction, a ouvert les discussions en détaillant les aspects juridiques entourant les projets de valorisation énergétique en Suisse. Sa présentation a couvert le cadre légal fédéral et cantonal, en mettant l’accent sur les lois d’aménagement du territoire, les subventions, la fiscalité, et les nouveautés législatives, notamment suite à la votation du 9 juin et la révision de la loi sur l’énergie du canton de Vaud.

Elle a également abordé les spécificités du droit du bail et de la Loi sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL) dans le canton de Vaud, soulignant l’importance d’une planification rigoureuse et d’une connaissance approfondie des réglementations pour optimiser les projets énergétiques tout en respectant les exigences légales.

Parmi les exemples concrets présentés, elle a mentionné l’installation de pompes à chaleur dans les bâtiments existants du canton de Vaud, simplifiée depuis mars 2024, et les conditions pour l’exemption d’autorisation pour les installations solaires.

Aspects architectures : Diego Diserens – DISERENS MAUREL ARCHITECTES

Diego Diserens, associé chez Diserens Maurel Architectes, a ensuite mis en avant les compétences de leur bureau lausannois spécialisé dans la construction, la réaffectation et la rénovation. Il a souligné l’importance de la planification rigoureuse et du choix des mandataires dans le contexte de la transition énergétique, illustrant ces points avec le cas concret de la transformation de l’immeuble situé route de Berne 2 à Lausanne, un projet impliquant l’installation de panneaux photovoltaïques et le passage au chauffage par pompe à chaleur.

Aspects techniques : Aurore Müller-Gaudard  – Gaudard Energies

Aurore Müller-Gaudard a présenté les projets diversifiés pris en charge par son entreprise, allant des installations électriques à la domotique, en passant par la télématique et les alarmes. Elle a offert un “Deep Dive” dans un projet type de mise en place de panneaux solaires, couvrant toutes les phases depuis l’analyse du besoin du client jusqu’à la maintenance des installations, et a abordé les avantages du stockage d’énergie et l’importance de la gestion dynamique des bornes de recharge.

Aspect financiers : Richard Mesple  – Local energy

Enfin, Local Energy SA a présenté son rôle dans la promotion d’un parc immobilier énergétiquement efficient et économiquement performant. Basée à Lausanne et créée fin 2020, cette entité indépendante liée au Groupe Realstone propose une gamme complète de services, allant du diagnostic énergétique à la mise en place de solutions solaires et de bornes de recharge pour véhicules électriques. L’entreprise se distingue par sa capacité à fournir des solutions adaptées aux besoins spécifiques des propriétaires et par des modèles innovants tels que le fermage solaire.

Conclusion

Cet événement organisé par la CVCI a permis de mettre en lumière les différentes approches et solutions pour la valorisation énergétique en Suisse, offrant aux participants une vision globale et intégrée des opportunités et défis actuels. Les interventions des experts ont souligné l’importance d’une collaboration étroite entre les divers acteurs du secteur pour réussir la transition énergétique et ont fourni des exemples concrets et inspirants pour encourager les initiatives futures.

L’Assemblée Générale de la Chambre Vaudoise du Commerce et de l’Industrie (CVCI), tenue le 1er mai 2024 à Beaulieu à Lausanne, a été marquée de différentes interventions dont des changements importants comme la remise de la présidence.

Aude Pugin passe le flambeau à François Pugliese

Aude Pugin a joué un rôle remarquable en tant que présidente de la Chambre Vaudoise du Commerce et de l’Industrie (CVCI) au cours des six dernières années. Son leadership visionnaire, son engagement inébranlable et sa capacité à mobiliser les acteurs clés du secteur économique ont grandement contribué au développement et au rayonnement de la CVCI dans la région. Sous sa présidence, la CVCI a su relever de nombreux défis économiques et a œuvré activement pour renforcer les liens entre les entreprises locales et les institutions gouvernementales. Son dévouement sans faille envers la promotion de l’entrepreneuriat et de l’innovation a laissé une empreinte indélébile sur la communauté des affaires du canton de Vaud. Alors qu’elle passe le flambeau à François Pugliese, Aude Pugin laisse derrière elle un héritage solide et inspirant.

Message du Conseil d’État délivré par Isabelle Moret

Madame la conseillère d’État Isabelle Moret a souligné les défis majeurs auxquels le canton de Vaud et ses entreprises sont confrontés, notamment la pénurie de main-d’œuvre et les bouleversements induits par la numérisation et l’intelligence artificielle.

Elle a souligné l’importance de travailler ensemble, tant sur le plan public que privé, pour relever ces défis, et a annoncé des initiatives telles qu’un plan d’action cantonal pour combattre la pénurie de main-d’œuvre et un plan de soutien à la formation continue.

La conseillère d’État a également abordé la question de la fiscalité, en particulier à la lumière des nouvelles directives internationales concernant le taux minimum d’imposition des grandes entreprises multinationales. Elle a souligné la nécessité d’adapter l’environnement fiscal pour maintenir l’attractivité du canton et conserver les entreprises déjà présentes tout en attirant de nouvelles entreprises créatrices d’emplois.

Concernant les objectifs financiers, Madame Moret a annoncé des réductions d’impôts et des réformes fiscales, tout en mettant l’accent sur la transparence et la nécessité d’adapter les politiques fiscales aux normes internationales.

Enfin, elle a conclu son discours en citant Charles Darwin, soulignant l’importance de l’adaptation au changement pour assurer le succès dans un monde en constante évolution. Madame Moret a ainsi encouragé l’assemblée à embrasser l’adaptabilité et l’innovation comme moteurs de prospérité pour le canton de Vaud au XXIe siècle.

Intervention de Julia de Funès 

Nous avons eu le privilège d’écouter la philosophe et écrivaine Julia de Funès nous parler du sens dans les entreprises. Une intervention qui s’est révélée à la fois pertinente et inspirante.

Le travail n’est pas une fin en soi, mais un moyen vers une finalité plus profonde : le sens.

En effet, nous vivons une époque où les paradigmes évoluent ; autrefois, obtenir un poste prestigieux était souvent considéré comme la finalité. Aujourd’hui, nous réalisons que le travail est bien plus que cela : il devient le véhicule à travers lequel nous concrétisons nos aspirations les plus profondes, donnant un sens à notre existence et nourrissant notre épanouissement personnel.

Le 13 mars 2024, les membres d’Adlatus Suisse se sont retrouvés au Château de la Sarraz pour leur 42ème  Assemblée Générale. Dans un cadre historique, la journée a été marquée par des échanges informels et des discussions sur des sujets clés.

Dès l’ouverture des portes à 9h30, les participants ont été accueillis chaleureusement avec café et croissants, favorisant ainsi les premières interactions de la journée.

La partie officielle a commencé avec le message de bienvenue de Me Laure Thonney, présidente de la Fondation du Château de La Sarraz, qui a présenté avec talent et enthousiasme ce lieu empreint d’histoire et de culture.

François Bouteiller, président d’adlatus Léman, a mis en lumière les initiatives et les réalisations de la section qu’il préside, qui est l’une des plus importantes de Suisse.

L’assemblée générale a permis aux participants de prendre congé de Werner Lamprecht, qui a démissionné du comité central au sein duquel il a œuvré durant de nombreuses années. Le président Kurt Alder a, lui aussi, donné sa démission du comité central. Werner et Kurt se sont fortement engagés pour adlatus durant leurs mandats respectifs, et ont été chaleureusement remerciés. Pour les remplacer, l’assemblée générale a élu Markus Graf Colombo, de la région Winterthour-Schaffhouse, et Albert Lammers, de la région Léman.

En conclusion de l’assemblée générale, l’un des moments forts de la journée fut la présentation de M. Dominique Alain Freymond, Administrateur professionnel, qui a abordé les enjeux des relations entre la direction et le conseil d’administration.

Après une matinée bien chargée, les membres ont eu l’occasion de se retrouver lors de l’apéritif et du networking, favorisant ainsi les échanges informels et le développement de synergies professionnelles. Le repas, servi sous forme de buffet, a également offert un cadre propice aux discussions entre pairs, renforçant ainsi les liens déjà tissés au fil des années… tout en permettant aux collègues de Suisse alémanique de faire plus ample connaissance avec les produits du terroir vaudois.

L’après-midi a été ponctuée de moments de détente et de découverte, avec une agréable surprise dans la cour du château orchestrée par M. Jean-Christophe Barth, qui joue du cor anglais avec une virtuosité impressionnante. Sa prestation a été grandement appréciée.

La journée s’est terminée par une visite des lieux, offrant ainsi aux participants l’opportunité d’apprécier la richesse architecturale et historique du Château de la Sarraz.

La manifestation du 13 mars en a apporté la preuve, une nouvelle fois : au-delà des distances et des différences linguistiques, adlatus, c’est un réseau national d’expériences et de compétences ; ce sont plus de 200 conseillers qui ont à cœur de soutenir les entreprises et les organisations qui font appel à eux, et de transmettre leurs connaissances et leurs compétences.