Une matinée enrichissante
Le Forum de l’économie vaudoise, qui s’est tenu le vendredi 29 septembre à Beaulieu Lausanne, a démarré sur une note ambitieuse avec l’intervention de François Pugliese, Président de la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie (CVCI). Il a ouvert l’événement en nous projetant dans 100 ans, en imaginant les transformations profondes que connaîtra le marché du travail d’ici là, posant les bases d’une réflexion à long terme sur la pénurie de main-d’œuvre qui s’amplifie.
Avec une estimation alarmante de 430’000 postes vacants d’ici 2040, les experts présents ont discuté de l’ampleur de cette crise et des solutions possibles. Philippe Hebeisen, Président du Conseil d’administration du groupe Vaudoise Assurances et vice-président d’economiesuisse, a présenté une analyse détaillée, se demandant si la pénurie de main-d’œuvre est un mythe ou une réalité. Il a conclu que la menace est bien réelle et pourrait avoir des conséquences sévères pour la compétitivité des entreprises suisses.
Ensuite, Thomas Deburggraeve, Business Units Director chez Interiman Group, a abordé les défis de la gestion des ressources humaines en période de crise. Il a mis l’accent sur la nécessité de stratégies innovantes pour attirer et retenir les talents. La démographie et l’immigration ont été au centre des discussions, notamment lors d’un panel avec des figures influentes comme Eftychia Fischer, Présidente du Conseil d’administration de la BCV, et Jean-Pierre Valiante, Directeur de Terremploi, qui ont partagé leurs perspectives sur l’importance de l’immigration pour combler les déficits de main-d’œuvre.
Le forum s’est conclu par des échanges sur l’avenir de la formation et de la technologie, avec Martin Vetterli, Président de l’EPFL, qui a insisté sur l’urgence de préparer la relève aux défis futurs. Ces discussions ont montré que, si la pénurie de main-d’œuvre est un problème urgent, il existe des solutions à long terme, mais aussi des réponses immédiates.
Des solutions concrètes pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre
Pour contrer cette pénurie, plusieurs solutions concrètes ont été mises en avant lors du forum. D’abord, l’investissement dans la formation continue est essentiel. Les entreprises doivent former régulièrement leurs employés aux nouvelles compétences et technologies afin de rester compétitives.
De plus, il est nécessaire de mieux intégrer certains groupes encore sous-représentés sur le marché du travail. Par exemple, faciliter le retour au travail des femmes après la maternité, par des mesures de flexibilité et de soutien à la conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale, permettrait de grandement augmenter la main-d’œuvre disponible. Les seniors, souvent mis à l’écart, représentent une ressource précieuse. Ils pourraient non seulement continuer à contribuer activement, mais aussi jouer un rôle clé dans la transmission de leur expertise aux nouvelles générations. En parallèle, attirer des talents internationaux qualifiés et utiliser des technologies comme l’intelligence artificielle pour automatiser certaines tâches permettrait de libérer du temps pour des missions à plus forte valeur ajoutée.
Le management ad intérim : Une réponse immédiate à la pénurie de main-d’œuvre
Dans un contexte de pénurie croissante, le recours au management ad intérim est une solution pragmatique et efficace pour répondre aux besoins immédiats des entreprises. Adlatus Léman propose des managers expérimentés capables d’intervenir rapidement pour des missions spécifiques, que ce soit pour remplacer un cadre clé ou mener un projet stratégique à bien.
Cette approche flexible permet aux entreprises de pallier temporairement le manque de main-d’œuvre qualifiée tout en restant compétitives sur le marché. Que ce soit pour gérer une période de transition ou apporter une expertise pointue sur un projet, le management ad intérim est une solution qui offre aux entreprises l’agilité nécessaire face aux défis actuels du marché du travail.
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